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UNDR FO

UNDR FO

Union Nationale FO des Personnels des services des Départements et des Régions

Publié le par unpsdr-fo

Publié au JORF du 21 juillet 2017, ET PASSÉ QUASIMENT INAPERÇU, le décret 2017-1182 et son rapport acte l’ouverture et l’annulation de crédits à titre d’avance à hauteur de 3 Milliards !
Cela se traduit pour la santé et les collectivités territoriales par des coupes financières drastiques qui vont encore aggraver une situation déjà insoutenable ! 
 
Quelle rapidité dans la prise de décision du gouvernement ! 
 
Le financement d’AREVA, arrêté au cours de l’été, nécessite une contribution de l’Etat d’un montant de 1.500.000.000 euros. Cette somme est provisionnée et les crédits de paiement prévus. 
 
Les six autres programmes d’autorisation de crédits concernent l’agriculture, la défense, le logement, l’immigration et asile, le sport et la gestion des finances publiques, la formation des chômeurs. 
 
Afin de financer ces nouvelles dépenses, le gouvernement a décidé d’amputer tous les ministères d’une partie de leurs budgets initialement prévus.  Pour mémoire, rappelons que lors de la conférence nationale des territoires le 17 juillet dernier, le président de la République s’était engagé à « ne pas baisser brutalement les budgets des collectivités territoriales pour 2018 ». 
 
Trois jours plus tard, avec la parution du décret, nous découvrons que sur les 3 milliards, 300 millions de dotations sont supprimés pour 2017 sur les budgets des collectivités et 100 millions sur les budgets de la Santé. 
 
Aussi, à n’en pas douter, la parution de ce décret va accentuer les réelles difficultés de fonctionnement que vont rencontrer nos deux fonctions publiques. Le gouvernement s’inscrit dans la continuité du gouvernement précédent et dès le budget 2017, instaure une nouvelle cure d’austérité. 
 
Sous le prétexte de la diminution du déficit public, ces décisions budgétaires, accentueront la détérioration des conditions de travail des agents publics, leur pouvoir d’achat, et la qualité du service rendu aux usagers !  
 
Les budgets ainsi dégagés serviront en partie à une entreprise dont le nom déjà est significatif « NEW AREVA HOLDING SA » ! 
 
Après voir rétabli le jour de carence, gelé une nouvelle fois le point d’indice et annoncé sa volonté de le dissocier entre les trois fonctions publiques, après avoir bloqué le protocole PPCR pour 2018 et 2019, voilà que le gouvernement continue ses attaques contre la fonction publique, pilier de la République et gage d’égalité de traitement des citoyens, et contre les agents qui la servent ! 
 
Concomitamment, il décide de diviser par deux la facture de ceux qui paient l’impôt sur la fortune ; c’est dire ses priorités et ses intérêts ! 
 
Aussi, et ainsi que l’a déclaré Jean-Claude MAILLY : « Il y a des lignes rouges à ne pas franchir », nous considérons que ces dernières ont d’ores et déjà été franchies dans nos secteurs. C’est pourquoi, la Fédération appelle à organiser la résistance pour s’opposer : 
 
- à toutes ces mesures destructrices souhaitées et engagées par ce gouvernement ; - à porter nos revendications sur l’amélioration du pouvoir d’achat, la défense du code du travail et des conventions collectives, des statuts de la fonction publique, et de la protection sociale. 
 
Nous en avons la responsabilité et le devoir pour les générations actuelles et futures.

 

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Publié le par unpsdr-fo

Et ça continue... après le rapport de la cour des comptes qui veut faire croire que la Fonction publique et les fonctionnaires se résument à une simple dépense publique, le discours de politique générale du Premier ministre enfonce le clou.

Les mots sont affligeants désintoxication, addiction : les Français seraient donc accros à la dépense publique d’après le Premier ministre pour qui il faut baisser cette dépense de 3% du PIB. Il faudrait alors éradiquer la maladie !

De fait, diminution drastique des budgets, suppression de postes, externalisation des missions (privatisation) et évidemment gel des rémunérations pour les fonctionnaires sont à venir.

A l’heure où le service public, garant de la cohésion sociale, est une nécessité permanente pour garantir l’égalité des droits des citoyens le Premier ministre s’adonne donc au sport national le « fonctionnaire– bashing ».

Pour la FGF-FO, le Premier ministre devrait plutôt aller à la rencontre des personnels. Il constaterait qu’à l’hôpital, dans la police, à l’école et dans tous les services administratifs et techniques, les agents travaillent dans des conditions difficiles voire déplorables, portés par leur seul sens indéfectible du service public.

Pour la FGF-FO, il est clair qu’un tel discours n’augure rien de bon pour entamer un dialogue social sincère et constructif.

La FGF-FO ne s’inscrira pas dans ce contexte aveugle de la réduction des dépenses publiques et continuera, en toute indépendance, de porter ses revendications :

Défense du statut général et des statuts particuliers, arrêt des suppressions de postes, revalorisation des salaires par l’augmentation de la valeur du point d’indice, arrêt des restructurations des services et amélioration des carrières.

Face à cette avalanche d’annonces stigmatisantes contre la Fonction publique et ses agents, il est évident que le rapport de force est engagé !

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Publié le par unpsdr-fo

Fonction Publique : LA CONTINUITÉ DANS L'AUSTÉRITÉ !

Le scénario semble bien huilé : le jeudi 29 juin, la Cour des Comptes présente sa thérapie de choc contre la Fonction Publique et les services publics :

- Baisse de la masse salariale des fonctionnaires ;
- Gel et atomisation de la valeur du point d’indice ;
- Diminution des effectifs ;
- Augmentation du temps de travail ;
- Mise en oeuvre de jours de carence en cas d’arrêt maladie…

Depuis, le premier ministre Edouard Philippe et le ministre Gérald Darmanin multiplient les annonces de sévères restrictions pour la Fonction publique et ses agents, à commencer par le gel du point d’indice pour 2018.

Or, nul ne souligne la terrible situation provoquée par les politiques d’austérité menées par les gouvernements précédents :

- Les services publics sont au bord de la rupture faute d’effectifs et de moyens ;
- Les fonctionnaires ont perdu 16 % de pouvoir d’achat depuis 2000 ;
- Le pacte de responsabilité mis en œuvre sous le quinquennat Hollande s’est traduit par 50 milliards d’euros de cadeaux pour le patronat (sous forme de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) financés par les coupes budgétaires asphyxiant la sécurité sociale et les services publics.

Après cette ponction de 50 milliards d’euros, le premier ministre Philippe et la Cour des Comptes ont encore le toupet d’évoquer un dérapage de 8 milliards d’euros dans les finances publiques.

FO n’a cessé de le répéter : L’austérité est suicidaire économiquement, socialement et démocratiquement. La dernière période électorale l’a encore démontrée.

Pourtant, ce gouvernement ne semble pas le comprendre davantage que ses prédécesseurs.

Pour FO, il y a urgence à renoncer à cette politique suicidaire en répondant aux revendications :

- Augmentation de 16 % de la valeur du point d’indice ;
- Aucune suppression d’emploi et création des emplois statutaires nécessaires au bon fonctionnement des services publics ;
- Défense et amélioration du statut général des fonctionnaires et des statuts particuliers.

Communiqué de l’Union interfédérale des agents de la Fonction Publique - UIAFP-FO

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Publié le par unpsdr-fo

Assistants socio-éducatifs : UNE REVALORISATION INCERTAINE ET À LONG TERME !

Répondant toujours au dogme de l’austérité, le gouvernement a utilisé de véritables pirouettes statutaires pour ne pas augmenter les assistants socio-éducatifs à la mesure des revendications portées depuis plusieurs années.

Non seulement il n’y aura pas de véritable catégorie A, au sens de la rémunération liée à ce niveau de diplôme (Bac+3), mais, en outre, les reclassements n’entreront en vigueur qu’au 1er février 2018 et aucun agent ne sera reclassé en classe exceptionnelle (second grade). 

Le cadre d’emplois débutera à l’indice 365 pour finir au 608 (627 en 2020) alors que le second grade d’attaché territorial termine à l’indice majoré 793 soit un écart de 867 euros (778 en 2020). Lorsque l’on compare l’écart entre le 3ème grade d’attaché et celui d’assistant socio-éducatif, l’écart se creuse encore : 1682 euros entre l’indice 608 des assistants et le hors échelle 3ème chevron des attachés hors classe ! La marge de négociation est plus que significative.

Missions : les missions du cadre d’emplois sont partiellement redéfinies par le décret, alors même qu’aucune négociation n’a eu lieu sur ce point !!! Les « personnes » devront être intégrées aux prises de décision. De même la notion de travail en partenariat avec les intervenants des structures est mise en exergue.

 FO revendique :

*    Un alignement du niveau de rémunération sur celui des attachés territoriaux,

*    Des recrutements de postes suffisants pour faire face aux besoins de la population,

*    Une reconnaissance des missions des assistants socio-éducatifs,

*    Une redéfinition des missions en accord avec la déontologie inhérente à leurs activités…

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Publié le par unpsdr-fo


ÉDITO DU 14 JUIN 2017

« Réformistes et exigeants, nous jugerons sur les actes en fonction de nos positions » dixit Jean-Claude Mailly Secrétaire Général Force Ouvrière...

Nous mesurerons rapidement, après les élections législatives, la sincérité du gouvernement.

À savoir, comme ils le disent actuellement, s’il s’agit d’une vraie concertation. Auquel cas il faudra non seulement nous écouter, mais nous entendre et travailler sur des textes écrits.

Ou si, les législatives passées et en fonction des résultats annoncés, la volonté de passer en force revient, ce qui sera inévitablement source de tensions.

Comme je l’ai dit à plusieurs reprises, nous ne sommes ni naïfs, ni suspicieux a priori. Nous jugeons et jugerons sur les actes en fonction de nos positions.

C’est pourquoi, par exemple, à la lecture des documents publiés par Libération, nous avons tiré la sonnette d’alarme en déclarant « halte au feu ».

Force Ouvrière a toujours été une organisation réformiste et exigeante, et elle entend le rester.

Nous jugeons avec notre liberté de comportement et notre indépendance. Quand nous sommes pour, comme quand nous sommes contre. Nos interlocuteurs, qui aiment mettre les gens et les organisations dans des cases, nous ont de tout temps considérés comme imprévisibles !

C’est d’une certaine façon et sans le vouloir un hommage à notre liberté de comportement !

À un moment, il va falloir que le gouvernement non seulement discute, mais qu’il présente des projets de texte car on ne peut pas se positionner sur du sable et attendre la dernière minute.

La feuille de route qui nous a été adressée ouvre, sur beaucoup de sujets, des pistes très variables, voire qui peuvent être contradictoires.

L’itinéraire devra donc être précisé, ainsi que l’objectif.

Pour le moment, les seules choses claires obtenues sont de deux ordres : une détente du calendrier du mois d’août (en plein été) au mois de septembre et le rejet de négocier dans l’entreprise sur le contrat de travail.

Et nous continuons bien entendu à marteler nos positions, que ce soit sur l’articulation des niveaux de négociation ou sur la liberté de désignation du délégué syndical. 

 
http://www.force-ouvriere.fr

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